Un golfeur professionnel transmet un message d’espoir pour Bell Cause pour la cause

20 Jan 2015
Andrew Jensen parle de son combat personnel pour mettre fin à la stigmatisation entourant la maladie mentale 

Andrew Jensen est un golfeur professionnel d’Ottawa qui est aux prises avec la dépression et des pensées suicidaires depuis l’adolescence. Après que la maladie mentale l’a obligé à abandonner le golf pendant un certain temps, Andrew a eu recours à un blogue pour parler ouvertement de son expérience, ce qui l’a amené à participer à des conférences et à des reportages, ainsi qu’à faire des apparitions à la télévision. Grâce au soutien dont il a bénéficié, il a pu reprendre sa carrière de golfeur et il continue de livrer son témoignage afin d’aider d’autres personnes souffrant de maladie mentale.

Bell Let's Talk

Qu’est-ce qui vous a motivé à vous joindre à la campagne Bell Cause pour la cause?

Pour résumer, je dirais que c’est Michael Landsberg. Michael joue un rôle de premier plan dans la conversation sur la santé mentale au Canada et c’est vraiment formidable. Ma première participation à Off The Record, à la fin de 2013, a pris la forme d’une discussion ouverte avec Michael sur mon expérience. Les commentaires reçus à la suite de cette émission, ainsi que les encouragements de Michael, m’ont incité à communiquer avec l’équipe Bell Cause pour la cause et à me joindre à ses efforts d’un bout à l’autre du Canada. Lors de la Journée Bell Cause pour la cause 2014, j’ai eu l’honneur de participer à la campagne à l’occasion d’un épisode très spécial de Off The Record.

Qu’est-ce qui vous a poussé à raconter votre expérience au public?

Lorsque je traversais les années les plus difficiles dans ma lutte contre la dépression, l’écoute des témoignages d’autres personnes a fait naître en moi l’espoir que je pourrais m’en sortir. Le fait de découvrir autant d’espoir et d’inspiration chez ces personnes m’a incité à utiliser mon expérience exactement de la même manière. Heureusement, je dispose en tant qu’athlète professionnel d’une tribune qui me permet de rejoindre de nombreuses personnes à plusieurs endroits. Cette tribune m’a incité à m’ouvrir et à raconter mon expérience avec fierté, en espérant que mon témoignage soit aussi bénéfique aux gens que l’a été, pour moi, celui d’autres personnes.

Quel conseil donneriez-vous aux gens touchés par la dépression?

Ce qui m’a le plus aidé lorsque j’étais en thérapie et en traitement à la suite de mes tentatives de suicide a été de prendre conscience de la réalité suivante : la dépression n’est pas ce qui me définit ou me possède. C’est moi qui la possède. Votre dépression ou votre maladie mentale ne vous définit pas en tant que personne; elle ne détermine pas votre valeur.

Comment votre vie d’athlète a-t-elle influencé votre développement personnel?

Ma vie d’athlète a eu une grande influence sur mon développement personnel. Mais cette médaille a deux revers. Le bon côté est que cela m’a inculqué un degré élevé de discipline, de motivation et d’éthique professionnelle qui transparaît dans tout ce que je fais. Le fait d’être un athlète m’a montré la valeur de la préparation et de l’effort, ainsi que l’importance de concentrer mon énergie sur ce que je peux maîtriser. Le mauvais côté est que je lutte encore pour ne pas juger de ma valeur en tant que personne en fonction de mes performances. Il est très facile de laisser un trou, une partie ou un tournoi ratés me dicter ma valeur. Je dois me rappeler constamment que le golf, c’est ce que je fais, pas ce que je suis. Et je dois toujours en revenir à concentrer mon énergie sur ce que je peux maîtriser, ce qui, dans mon cas, correspond au degré d’entraînement auquel je soumets tant mon corps que mon esprit.

Parlez-nous de votre participation au mouvement sans but lucratif «To Write Love on Her Arms»

TWLOHA est le mouvement qui m’a le plus aidé lorsque je luttais en silence contre la dépression. J’ai toujours été fier d’appuyer ce mouvement et j’ai eu la chance de participer à sa campagne pour la Semaine mondiale de prévention du suicide, en septembre. Puis, en octobre, j’ai eu le privilège de raconter mon expérience dans le blogue qui m’avait tant aidé des années auparavant.

En tant qu’un des nouveaux ambassadeurs de Bell Cause pour la cause, Andrew Jensen unit sa voix à celle d’autres porte-parole comme Clara Hughes, Howie Mandel, Mary Walsh, Michael Landsberg, Stefie Shock et Michel Mpambara, qui passent le mot à l’approche de la Journée Bell Cause pour la cause, le 28 janvier.