Bell Cause pour la cause et le centre Sunnybrook annoncent la Chaire Bell Canada sur les troubles de l’humeur et de l’anxiété des adolescents, une initiative de 1 million $

22 Jan 2014

La Dre Amy Cheung dirigera des recherches pour offrir aux médecins des outils cliniques qui les aideront à détecter la dépression et à prévenir le suicide chez les adolescents

TORONTO,  le 22 janvier 2014 – Bell Cause pour la cause et le Sunnybrook Health Sciences Centre ont annoncé aujourd’hui un nouveau partenariat pour soutenir la santé mentale chez les jeunes – la Chaire Bell Canada sur les troubles de l’humeur et de l’anxiété des adolescents, une initiative de 1 million $.

La Dre Amy Cheung, spécialiste reconnue en psychiatrie juvénile et en recherche du Sunnybrook Health Sciences Centre, sera la première titulaire de la chaire et dirigera des recherches qui permettront de fournir aux médecins les outils nécessaires pour mieux évaluer la santé mentale des adolescents.

« Bell Cause pour la cause est fière de bâtir sur le partenariat de longue date entre Bell et Sunnybrook pour soutenir la santé mentale chez les jeunes. La Dre Cheung dirigera d’importantes recherches pour améliorer le diagnostic clinique et les soins à l’intention des adolescents vulnérables aux prises avec des problèmes de santé mentale », a déclaré Mary Deacon, présidente de Bell Cause pour la cause.

L’une des rares chercheuses en psychiatrie juvénile au pays, la Dre Cheung est bien placée pour diriger la recherche soutenue par la Chaire Bell Canada. Les connaissances acquises aideront à sensibiliser les médecins de famille au besoin de diagnostiquer la dépression plus tôt et leur donneront les moyens de le faire, dans l’espoir de prévenir des actes autodestructeurs.

« Les recherches indiquent que 30 % des adolescents dans les salles d’attente de soins primaires ont des symptômes de dépression – mais il y a un écart entre le nombre de jeunes qui souffrent d’une maladie mentale et le nombre de cas qui sont détectés », a indiqué la Dre Cheung.

Et, en raison de la stigmatisation qui entoure la maladie mentale, un adolescent déprimé peut souffrir en silence pendant un an ou plus, et ne visiter le médecin qu’au stade où apparaissent des symptômes physiques. Même à ce stade, son état peut ne pas être diagnostiqué. Si les médecins peuvent détecter plus tôt la dépression, ils seront d’un plus grand secours et pourront atténuer les risques d’aggravation de la maladie et même de suicide.

Toutefois, l’intégration d’une évaluation de la santé mentale aux soins primaires normaux est plus difficile qu’il n’y paraît. Les médecins de famille, souvent, ne connaissent pas les meilleures questions à poser à un adolescent. Et s’ils soupçonnent une dépression, ils ignorent parfois quels sont les meilleurs services disponibles.

« Les cliniciens en soins primaires et les pédiatres ont souvent l’impression de manquer de formation et de soutien pour gérer la dépression chez les adolescents. Dans la région du Grand

Toronto, il y a un amalgame complexe et diffus de services de santé mentale pour les jeunes. Même les experts peuvent avoir de la difficulté à s’y retrouver », a poursuivi la Dre Cheung.

Améliorer l’accès aux soins pour les adolescents vulnérables
La Dre  Cheung a récemment terminé un projet pilote sur l’étude d’un nouvel outil clinique pouvant aider les médecins de soins primaires à faire une évaluation de la santé mentale des adolescents qui les visitent pour quelque raison que ce soit – maux de tête, éruptions cutanées, maux d’estomac, etc. Avec le soutien de Bell Cause pour la cause, elle évaluera cet outil dans le cadre d’une étude plus vaste visant à déterminer la valeur de l’outil comme moyen permettant aux médecins et aux pédiatres de déceler la dépression plus tôt.

« Les jeunes patients de Sunnybrook souffrant de troubles de l’humeur bénéficieront énormément du soutien et du partenariat visionnaires de Bell. À Sunnybrook, nous sommes résolus à fournir les meilleurs soins possibles aux jeunes éprouvant des troubles de l’humeur et de l’anxiété, et nos recherches dans ce domaine aident à définir les pratiques exemplaires à l’échelle du pays », a déclaré le Dr Barry McLellan, président et directeur général du Sunnybrook Health Sciences Centre.

Journée Bell Cause pour la cause le 28 janvier
L’initiative en santé mentale Bell Cause pour la cause est un programme national de bienfaisance faisant la promotion de la santé mentale au Canada grâce à un important financement des soins communautaires, de la recherche et des meilleures pratiques de travail, et qui lutte contre la stigmatisation liée à la maladie mentale avec des événements très médiatisés comme la Journée Bell Cause pour la cause. Fixée au 28 janvier 2014, la quatrième Journée Bell Cause pour la cause invite les Canadiens à se joindre à la conversation et à contribuer à mettre fin aux préjugés qui entourent la maladie mentale.

Lors de la Journée Bell Cause pour la cause, Bell verse 5 cents pour chaque message texte envoyé ou appel interurbain ou sans fil effectué par un client de Bell ou de Bell Aliant, chaque message sur Twitter utilisant le mot-clic #BellCause et chaque partage de l’image Bell Cause pour la cause sur Facebook. Les dons de Bell n’entraînent aucuns frais supplémentaires pour les participants à la Journée Bell Cause pour la cause, bien que les frais normaux des appels interurbains et des messages texte s’appliquent.

Le soutien financier de Bell à la santé mentale au Canada s’élève maintenant à 62 043 289,30 $, soit l’engagement initial de 50 millions $ plus les résultats de la participation aux Journées Bell Cause pour la cause depuis 2011.

Pour en savoir plus, visitez Bell.ca/Cause.

Le Sunnybrook Health Sciences Centre
Le Sunnybrook Health Sciences Centre façonne l’avenir des soins de santé pour les 1,2 million de patients soignés par l’hôpital chaque année grâce au dévouement de plus de 10 000 employés et bénévoles. Chef de file reconnu mondialement en recherche et en éducation et affilié à part entière à l’Université de Toronto, Sunnybrook se distingue comme l’un des meilleurs centres universitaires des sciences de la santé au Canada. L’établissement se spécialise dans le traitement des grossesses à risques, des nouveau-nés gravement malades et des adultes, offre des soins spécialisés de réadaptation et effectue le traitement et la prévention du cancer, des maladies cardiovasculaires, des troubles neurologiques et

psychiatriques, des problèmes orthopédiques et arthritiques et des lésions traumatiques. L’hôpital a aussi un programme unique, et l’un des meilleurs au pays, pour les soins aux anciens combattants du Canada. Pour en savoir plus sur la façon dont Sunnybrook façonne l’avenir des soins de santé, visitez le site www.sunnybrook.ca.

La psychiatrie juvénile au Sunnybrook Health Sciences Centre
À titre de principal établissement canadien en santé mentale des jeunes, le Sunnybrook Health Sciences Centre comprend la plus vaste division de psychiatrie juvénile au Canada et abrite la plus grande clinique en Amérique du Nord dans le domaine des troubles de l’humeur et de l’anxiété des adolescents. La division de psychiatrie juvénile de Sunnybrook offre des soins cliniques de pointe et est à l’avant-garde de recherches novatrices visant à améliorer les options de traitement et les résultats obtenus auprès des adolescents éprouvant des troubles complexes de l’humeur et de l’anxiété. Les services cliniques de la division s’adressent aux jeunes de 14 à 18 ans, qui sont accueillis pour des séjours de courte ou moyenne durée ou comme patients externes. En tant que ressource provinciale en santé mentale des adolescents, la division accepte les jeunes qui y sont dirigés par des médecins et des établissements d’ailleurs dans la province. Outre son rôle dans le programme de troubles de l’humeur et de l’anxiété de Sunnybrook, la Dre Amy Cheung est professeure agrégée au département de psychiatrie de l’Université de Toronto.

La santé mentale des jeunes
Souvent invisible, la maladie mentale est l’un des problèmes de santé les plus répandus au pays, avec de grandes conséquences pour tous les Canadiens. Au cours de sa vie, une personne sur cinq sera touchée par une forme ou une autre de la maladie mentale, et la plupart des gens hésiteront à parler de leurs difficultés à des collègues de travail, à des amis ou à leur famille. En raison de la stigmatisation liée à la maladie mentale, seulement le tiers des personnes qui en sont atteintes chercheront à se faire traiter.